24 janvier 2015
Fermez les yeux et pensez à Céline Dion avec une coupe à la brosse
Résolu à m'acheter de bons slips et, malgré ma timidité maladive, je franchissais le seuil de l'une des plus sérieuses enseignes de slips masculins de la cité. C'est complètement terrorisé que je pénétrais donc dans l'établissement, ma prolifique toison blonde complètement dévastée par les conditions météorologiques extérieures et que je m'adressait au commerçant. Aldo m'avait bien préparé, un bref "monsieur je voudrais des slips" suffirait à engager le débat technique qui allait m'emmener à la sélection du slip le plus adapté à ma morphologie, car il faut savoir, comme toute personne de haute taille qui se respecte, que j'ai la cuisse ferme et le paquet volumineux et souple, le slip devait donc me permettre de profiter de toute l'aisance possible lors de mes trépident déplacements urbains.
Je me lançais "Monsieur ! Je voudrais des slips !", j'y étais allé un peu fort, mais, sans se démonter, le négociant en produit vestimentaires qui avait bien compris à quel pleutre il avait affaire se dirigea vers une petit échelle en châtaigner, la déplaça d'environ cinq mètres cinquante vers la droite, ne monta que sept graduation sur les douze qu'au bas mot comportait l'objet, se tourna vers la gauche, ouvrit fermement un petit tiroir, en sortit un magnifique slip de couleur carmin, fit son petit trajet en sens inverse, se planta devant moi et entreprit, en passant ses mains à l'intérieur du slip de me démontrer à quel point son élasticité permettrait à mon matériel d'être parfaitement bien maintenu.
Il comprit tout de suite à mon sourire qu'il avait vu juste et s'exclama "ils sont vendus par paquets de cinq !" et moi, ivre de "l'aisance avec l'autre" dont je faisait preuve depuis mon arrivée dans le magasin, de répondre "mettez m'en trois !".
La conclusion de la transaction se passa sans encombres, je complétais avec des espèces sonnantes et trébuchantes les cinq chèques Kadok que j'avais obtenus par le comité d'entreprise de mon cousin mais c'est en quittant l'établissement et en entamant la marche qui me séparait de la bouche de métro la plus proche que l'effroyable se produit. J'avais oublié mon achat dans le magasin, et au moment ou je me retournais, j'entendis le gérant s'écrier au milieu de la rue bondée "Monsieur ! Vous oubliez vos slips !"
Bon là je vais me rendre à l'enregistrement de l'émission "le plus grand cabaret du monde" ou "Motus" à bientôt !
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1 commentaire:
Moi les slips me font peur, les caleçons sont bien trop libertins et les boxers sont bien trop percutants, quant aux pantalons... Non décidément je préfère marcher cul nu.
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