Charles Darwin, Richard Dawkins, Jean Ferrat, tous ces illustres théoriciens de l'évolution, qui furent jadis pour moi de véritables maîtres à penser, notamment Ferrat et son étude sur la constance de l'Ardéchois à s'essuyer d'un revers de manche les lèvres, m'apparaissent aujourd'hui comme autant de gros rigolos de cirque au regard de notre actualité.
En effet, c'est plein d'effarement que je coupais mon téléviseur le 7 janvier au soir. Même un cerveau malade tel que le mien n'aurait put imaginer pareille ignominie. Je coupais donc, comme je le disait, mon téléviseur, descendait les deux volées de marches qui me séparent de mon salon, qui lui-même trouve dans son enfilade la cuisine, une maison à l'agencement somme toute classique (à part le truc qui trône au milieu de la chambre à coucher de mon chat), et c'est au moment ou je commence à remplir le lave-vaisselle que les larmes commencent à me monter aux yeux.
J'avais assisté à la retransmission de ce que j'appellerais une "procession" de manchots empereurs, comprenez bien que je coupes toujours le son lors de ces grandes messes télévisuelles de peur que Pierre Arditi ai donné des noms d'humains à des animaux sauvages alors que si on réfléchit bien, ils doivent s'appeler genre ROOOARRRR ou bien, plus plausible dans mon cas, TROINNN, bref, je n'ai rien appris dans ce programme si ce n'est leur façon de transporter leur progéniture, les pieds vissés sur ceux de leurs géniteurs et le sommet du crâne qui effleure les appareils de ceux-ci.
Jamais de ma vie, à part ce consternant 11 septembre et son mariage de Mimi Mathy sur W9 je n'avais vu quelque chose d'aussi répugnant. Je laisse à ceux qui me connaissent le soin de m'imaginer bien campé sur les pieds de Serge, me tenant fermement à ses cuisses et mon chef luisant servant de support à son service trois pièces, et ajoutez à cette vision incestuo-antarctique, comme une sorte de mise en abîme, que moi même porte entre mes cannes velues un représentant de ma propre progéniture, et bien oui, je vous concède que cela ferait une délicieuse carte de voeux !
Bien, si vous me cherchez, je cloue les reclus de Monflanquin, ça sonne bien non ? A bientôt !